{"id":297,"date":"2019-03-16T19:26:00","date_gmt":"2019-03-16T17:26:00","guid":{"rendered":"https:\/\/paradeisos.eu\/?p=297"},"modified":"2024-10-05T19:33:23","modified_gmt":"2024-10-05T17:33:23","slug":"mon-cher-pourpier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/paradeisos.eu\/?p=297","title":{"rendered":"Mon cher Pourpier !"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les chroniques \u00ab\u00a0Histoires de plantes\u00a0\u00bb, avec leur approche pluridisciplinaire croisant les contenus historiques, ethnobotaniques, horticoles, pratiques, culinaires et th\u00e9rapeutiques, sont le fruit de la collaboration de deux membres parad\u00e9siens\u00a0:\u00a0Catherine Chevallier\u00a0(docteure en Pharmacie, sp\u00e9cialis\u00e9e en herboristerie et phytoth\u00e9rapie), et\u00a0Sylvain Hilaire\u00a0(Docteur en Histoire, sp\u00e9cialis\u00e9 en histoire culturelle et environnementale, ainsi qu\u2019en \u00e9tude des jardins et des paysages culturels). Apr\u00e8s le cassis et l\u2019ortie, c\u2019est donc le pourpier qui est la nouvelle \u00ab\u00a0plante compagne\u00a0\u00bb mise en lumi\u00e8re\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"570\" height=\"380\" src=\"https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-54.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-298\" srcset=\"https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-54.png 570w, https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-54-300x200.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 570px) 100vw, 570px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:25px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Introduction :<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rappelez-vous ces tapis serr\u00e9s de petites feuilles charnues, aux allures de plante grasse, poussant partout naturellement sur les espaces de terre laiss\u00e9s libres entre nos plants fra\u00eechement install\u00e9s dans notre \u00ab&nbsp;parlement des plantes europ\u00e9ennes&nbsp;\u00bb dans le parc de la Maison Monnet. Au lieu de le montrer du doigt comme un intru non d\u00e9sir\u00e9, au lieu de l\u2019arracher rageusement comme un ennemi de nos \u00ab&nbsp;plans&nbsp;\u00bb bien ma\u00eetris\u00e9s, nous avons pris le temps de l\u2019observer, de le conna\u00eetre et d\u2019accueillir toute l\u2019extraordinaire richesse, culturelle et naturelle, qu\u2019il pouvait nous apporter&nbsp;: le pourpier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une fois cette (re)connaissance install\u00e9e, nous avons pu comprendre \u00e0 quel point cette petite plante, qu\u2019on prend facilement pour une \u00ab&nbsp;mauvaise herbe&nbsp;\u00bb, comme on parlait autrefois des \u00ab&nbsp;mauvaises gens&nbsp;\u00bb pour les classes les plus basses et simples de la soci\u00e9t\u00e9 embourgeois\u00e9e, \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 un tr\u00e9sor d\u2019histoire et de vertus. D\u2019ailleurs son existence m\u00eame, peut-\u00eatre aussi quelque chose de son \u00ab&nbsp;essence&nbsp;\u00bb, se confond avec les plus vieilles pratiques rurales et vivri\u00e8res du monde indo-europ\u00e9en.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Prenons donc le temps de faire connaissance avec elle, car derri\u00e8re cette simple d\u00e9marche, se r\u00e9sume en r\u00e9alit\u00e9 tout le fond de l\u2019action&nbsp;<em>Paradeisos&nbsp;\u2013 Jardins europ\u00e9ens<\/em>&nbsp;: explorer et remettre le bon niveau d\u2019attention, de connaissance et de partage, sur les merveilles de nature et de culture qui sont sous notre nez\u2026 et qui nous entourent la plupart du temps dans notre plus totale ignorance et indiff\u00e9rence, voire m\u00eame parfois notre hostilit\u00e9\u2026 Alors m\u00eame qu\u2019ils sont les t\u00e9moins et messagers d\u2019une part essentielle de notre histoire collective, pour peu qu\u2019on leur accorde un minimum de temps, de cr\u00e9dit et d\u2019attention.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En r\u00e9alit\u00e9, il faut bien l\u2019avouer, ce serait toute notre \u00e9ducation, nos conditionnements, nos r\u00e9flexes d\u2019agir, de r\u00e9agir et de penser, qu\u2019il faudrait revoir en profondeur\u2026 Un tel constat n\u2019est pas anodin, car il explique beaucoup de choses&nbsp;: notre difficult\u00e9 \u00e0 installer les dynamiques d\u2019un changement, qu\u2019il soit individuel, collectif ou soci\u00e9tal, qui devient pourtant, nous le sentons tous \u00e0 notre fa\u00e7on, de plus en plus urgent et imp\u00e9rieux de r\u00e9ussir \u00e0 installer dans la dur\u00e9e\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et \u00e0 coup s\u00fbr, avec les premiers soubresauts de vitalit\u00e9 du printemps, bient\u00f4t l\u2019ami pourpier reviendra naturellement pointer le bout de son nez dans les parterres jardin\u00e9s de Jean Monnet. R\u00e9servons-lui encore une fois le meilleur accueil, car cette \u00ab&nbsp;plante compagne&nbsp;\u00bb de l\u2019Homme depuis les temps imm\u00e9moriaux, rec\u00e8le par son histoire, sa nature et ses nombreuses qualit\u00e9s, un message essentiel qui touche \u00e0 la vocation profonde de notre association.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:25px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Petite plante et grande histoire <\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Pourpier est ainsi connu et consomm\u00e9 depuis la plus Haute Antiquit\u00e9. Il est utilis\u00e9 dans les cuisines orientales, entre Inde et Perse, depuis au moins 3 000 ans. L\u2019Egypte Antique le connaissait bien \u00e9galement, employant ce l\u00e9gume aux propri\u00e9t\u00e9s miraculeuses surtout comme plante m\u00e9dicinale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pourpier occupe donc une place privil\u00e9gi\u00e9e, depuis des milliers d\u2019ann\u00e9es, comme l\u00e9gumi\u00e8re vitale, mais aussi comme plante m\u00e9dicinale, dans l\u2019ensemble des cultures indo-europ\u00e9ennes. Venu d\u2019Orient, probablement d\u2019Inde ou du bassin babylonien, entre l\u2019Indus et les plaines alluviales humides de l\u2019Euphrate, transport\u00e9 ensuite entre les vaisseaux de guerre perses et les navires marchands ph\u00e9niciens, le pourpier \u00e9tait connu et consomm\u00e9 d\u00e8s l\u2019\u00e9poque de la Gr\u00e8ce archa\u00efque, qui le d\u00e9signait sous le vocable&nbsp;<em>Andrakla<\/em>&nbsp;(\u03b1\u03bd\u03c4\u03c1\u03ac\u03ba\u03bb\u03b1), ou encore&nbsp;<em>andrachn\u00ea<\/em>&nbsp;ou&nbsp;<em>haima ophe\u00f4s<\/em>&nbsp;(\u00ab&nbsp;sang de serpent&nbsp;\u00bb), en fonction de son ancienne appellation magique. Le pourpier \u00e9tait particuli\u00e8rement bien connu de la cr\u00eate minoenne, par o\u00f9 il est probablement entr\u00e9 la premi\u00e8re fois dans le monde hell\u00e9nistique, pour coloniser progressivement ses paysages naturels et culturels. Il fait d\u2019ailleurs toujours partie du fameux r\u00e9gime cr\u00e9tois, aux incomparables vertus sur la sant\u00e9, l\u2019ile cr\u00e9toise&nbsp;abritant encore un grand nombre de vari\u00e9t\u00e9s de pourpiers \u00e0 l\u2019\u00e9tat naturel dans ses versants ravin\u00e9s. Il subsiste aussi une vieille recette grecque ayant travers\u00e9 les \u00e2ges&nbsp;: des feuilles et des tiges de pourpier fris \u00e0 l\u2019huile d\u2019olive, avec de la f\u00e9ta, des tomates, de l\u2019ail et de la marjolaine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s les grecs de l\u2019Antiquit\u00e9, les romains lui accord\u00e8rent \u00e9galement une attention sp\u00e9ciale, que l\u2019on retrouve dans les \u00e9crits d\u2019Hippocrate, Dioscoride ou de Pline l\u2019Ancien, comme composante de la pharmacop\u00e9e romaine. La pratique culinaire la plus r\u00e9pandue \u00e9tait de conserver le pourpier dans du vinaigre, une recette qui demeure encore jusqu\u2019\u00e0 nos jours une tr\u00e8s bonne fa\u00e7on d\u2019appr\u00e9cier sur qualit\u00e9s gustatives, comme on le fait avec nos concombres nains rebaptis\u00e9s \u00ab&nbsp;Cornichons&nbsp;\u00bb. \u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le monde arabo-musulman a \u00e9galement gard\u00e9, dans ses vieux h\u00e9ritages culturels, le souvenir marquant de cette plante hors norme, l\u2019appelant \u00e0 l\u2019\u00e9poque m\u00e9di\u00e9val, en plein \u00e2ge d\u2019or des sciences et de la m\u00e9decine arabe&nbsp;: le \u00ab&nbsp;l\u00e9gume b\u00e9ni&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"240\" height=\"838\" src=\"https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-55.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-300\" srcset=\"https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-55.png 240w, https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-55-86x300.png 86w\" sizes=\"auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">M\u00eame si l\u2019Europe m\u00e9diterran\u00e9enne conna\u00eet le pourpier depuis tr\u00e8s longtemps, ce n\u2019est qu\u2019au XII\u00e8me&nbsp;si\u00e8cle que sa connaissance et son utilisation s\u2019instaure partout sur le continent. Le&nbsp;<em>Macer Floridus<\/em>, ouvrage d\u2019herboristerie r\u00e9f\u00e9rent con\u00e7u en Europe centrale d\u00e8s le XI\u00e8me&nbsp;si\u00e8cle, en parlait d\u00e9j\u00e0 longuement. Dans le monde rh\u00e9nan, Hildegarde de Bingen le pr\u00e9sente ensuite dans son&nbsp;<strong>encyclop\u00e9die&nbsp;<em>Physica<\/em>&nbsp;\u00ab&nbsp;Liber plantis&nbsp;\u00bb, parmi ses 230 plantes \u00e0 usage th\u00e9rapeutique, puis<\/strong>&nbsp;Albert de Cologne (Albert le Grand) de mani\u00e8re plus d\u00e9taill\u00e9e au si\u00e8cle suivant. Sa culture se r\u00e9pand en Europe du nord au XVI\u00e8me&nbsp;si\u00e8cle, en particulier en Angleterre \u00e0 partir de 1582. Un int\u00e9r\u00eat pour la plante qui durera jusqu\u2019au d\u00e9but du XIX\u00e8me&nbsp;si\u00e8cle, avec plus ou moins d\u2019attrait selon les r\u00e9gions europ\u00e9ennes, avant que l\u2019industrie alimentaire le n\u00e9glige totalement dans ses circuits de production et de distribution. Ce sont les anglais et les hollandais qui en sont probablement rest\u00e9s les plus friands.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pourpier est remis en valeur en France \u00e0 la fin du XVII\u00e8me&nbsp;si\u00e8cle, par le jardinier en chef du Potager du Roi, Jean-Baptiste de La Quintinie, qui en vante les vertus \u00e0 Louis XIV. Il est alors utilis\u00e9 comme le cresson, en sauce ou en velout\u00e9, mais aussi \u00ab&nbsp;\u00e0 la romaine&nbsp;\u00bb \u2013 mode Antique oblige dans ce \u00ab&nbsp;Grand Si\u00e8cle classique&nbsp;\u00bb \u2013 en condiment avec de l\u2019huile ou du vinaigre. Au XVIII\u00e8me&nbsp;si\u00e8cle, le pourpier \u00e9tait encore pr\u00e9par\u00e9 en beignet, ou en accompagnement des viandes, pour certaines c\u00e9r\u00e9monies, comme les mariages, ou les f\u00eates de village un peu partout en France.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pourpier retombe ensuite en d\u00e9su\u00e9tude\u2026 jusqu\u2019\u00e0 nos jours, devenant pratiquement introuvable dans le commerce, sauf dans certains coins du sud de la France. Mais \u00e0 voir sa capacit\u00e9 \u00e0 pousser naturellement l\u00e0 o\u00f9 on l\u2019attend pas forc\u00e9ment, jusque dans les parterres participatifs d\u2019un petit jardin europ\u00e9en dans un recoin d\u2019Ile-de-France, il est certain que son histoire est loin d\u2019\u00eatre termin\u00e9e\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"290\" height=\"460\" src=\"https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-56.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-302\" srcset=\"https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-56.png 290w, https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-56-189x300.png 189w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:25px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Actualit\u00e9 botanique, gustative et th\u00e9rapeutique <\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le&nbsp;<strong>pourpier<\/strong>&nbsp;est ainsi encore une plante tr\u00e8s commune dans les jardins en particulier du sud de la France \u00e0 qui diff\u00e9rents noms sont pr\u00eat\u00e9s&nbsp;: \u00ab&nbsp;pourpier mara\u00eecher&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;porcelane&nbsp;\u00bb ou encore \u00ab&nbsp;pourpier des jardins&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tr\u00e8s utilis\u00e9e traditionnellement dans le r\u00e9gime cr\u00e9tois (le meilleur pour notre sant\u00e9), le pourpier fait son retour en force dans nos assiettes. Et c\u2019est une bonne nouvelle car il est \u00e0 la fois peu calorique mais surtout tr\u00e8s riche en micro-nutriments&nbsp;! Nous avons de l\u2019or dans nos jardins&nbsp;!!! Adoptons-le&nbsp;!!!?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Il existe \u00e9galement un pourpier de culture, comme plante d\u2019ornement, d\u00e9nomm\u00e9 pourpier dor\u00e9 (Portulaca grandiflora). &nbsp;Ici nous ferons un focus sur le pourpier sauvage.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>D\u00e9nomination latine&nbsp;:<\/strong> <em>Portulaca oleracea<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Famille Botanique&nbsp;:<\/strong> Portulaceae Portulacaceae (Brassicaceae)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Description&nbsp;et habitat :<\/strong> Le pourpier sauvage se caract\u00e9rise par des tiges rampantes de couleur rouge\u00e2tre, s\u2019\u00e9talant sur 10 \u00e0 30 cm et de petites fleurs jaunes. Ses feuilles et tiges sont&nbsp;<em>charnues<\/em>. Les fleurs jaunes sont solitaires ou agglom\u00e9r\u00e9es \u00e0 l\u2019aisselle et au sommet des rameaux. Elles comportent 2 s\u00e9pales et 4 \u00e0 6 p\u00e9tales. Les \u00e9tamines (6 \u00e0 12) entourent un styles \u00e0 4-6 branches. Le fruit est une capsule, s\u2019ouvrant circulairement en travers contenant de nombreuses graines, noires et luisantes. Il s\u2019agit d\u2019une plante annuelle, hermaphrodite (m\u00e2le et femelle sur le m\u00eame pied) qui est autogame. Le pourpier est tr\u00e8s commun dans les jardins et les friches et pousse dans toute la France mais de pr\u00e9f\u00e9rence dans les zones chaudes et en particulier dans le Sud. En effet, il appr\u00e9cie une exposition&nbsp;<strong>en plein soleil<\/strong>&nbsp;et un&nbsp;<strong>sol sec et bien drain\u00e9<\/strong>. On le trouve dans toutes les r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es du monde&nbsp;: Europe, Asie (Chine, Inde\u2026), Am\u00e9rique ou Australie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A noter&nbsp;: le pourpier est un&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bio-indicateur\">bio-indicateur<\/a>&nbsp;caract\u00e9ristique des sols&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>manquant d\u2019air, le plus souvent \u00e0 cause du\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Compactage_de_sol\">compactage<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>carenc\u00e9s en\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Calcium\">calcium<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>\u00e0 faible pouvoir de fixation (eau et \u00e9l\u00e9ments fertilisants) donc tr\u00e8s secs en \u00e9t\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La p\u00e9riode de floraison s\u2019\u00e9tale de mai \u00e0 novembre (suivant les r\u00e9gions).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Parties utilis\u00e9es :<\/strong> Pour la consommation alimentaire, privil\u00e9gier les feuilles charnues les plus jeunes car elles deviennent filandreuses en vieillissant<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>P\u00e9riode de r\u00e9colte :<\/strong> De mai \u00e0 septembre (quand il n y a pas encore de graine, apr\u00e8s les feuilles sont trop filandreuses)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Composition de la feuille :<\/strong> La feuille de pourpier bien que peu calorique est constitu\u00e9e de mucilages am\u00e9liorant le confort digestif et est tr\u00e8s riche en micro-nutriments.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vitamines&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>riche en \u03b2-carot\u00e8ne (jusqu\u2019\u00e0 3,mg\/100\u00a0g de feuilles fra\u00eeches).<\/li>\n\n\n\n<li>Contient la plupart des vitamines du groupe B ( \u00e0 hauteur des concentrations de la plupart des fruits)<\/li>\n\n\n\n<li>tr\u00e8s riche en vitamine C, (jusqu\u2019\u00e0 20 mg \/ 100 g de feuilles fra\u00eeches), c\u2019est vraiment un int\u00e9r\u00eat majeur dans la consommation de pourpier<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Min\u00e9raux\/oligo-\u00e9l\u00e9ments&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>tr\u00e8s riche en ces min\u00e9raux\u00a0: potassium, calcium, fer, magn\u00e9sium<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Acides gras essentiels&nbsp;: Le pourpier contient tr\u00e8s peu de lipides ( 0,1&nbsp;% ) mais parmi eux, il est r\u00e9put\u00e9 pour sa forte concentration en acides gras om\u00e9ga 3 (qui font le succ\u00e8s du r\u00e9gime cr\u00e9tois).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au total, 27 acides gras ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s dont 4 principaux&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Acide_%CE%B1-linol%C3%A9nique\">acide \u03b1-linol\u00e9nique<\/a>&nbsp;( om\u00e9ga 3) est l\u2019acide gras le plus abondant. Il s\u2019agit d\u2019un acide gras essentiel (non synth\u00e9tis\u00e9 par le corps). Il joue un r\u00f4le important dans la croissance et la pr\u00e9vention des maladies. Il a un r\u00f4le anti-inflammatoire tr\u00e8s int\u00e9ressant pour compenser une alimentation trop pro-inflammatoire (industrielle).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux acides gras satur\u00e9s&nbsp;: acide palmitique et acide st\u00e9arique. Et l\u2019acide linol\u00e9ique ( om\u00e9ga 6).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plusieurs acides organiques&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Dans les feuilles\u00a0: acide oxalique (probablement responsable du gout acide)<\/li>\n\n\n\n<li>Dans les tiges\u00a0: acide citrique<\/li>\n\n\n\n<li>Les acides aconitique, malique et fumariques sont \u00e9galement pr\u00e9sents dans la plante.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Polyph\u00e9nols&nbsp;: En particulier, les feuilles contiennent des polyph\u00e9nols avec une activit\u00e9 antioxydante<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Propri\u00e9t\u00e9s (plante) :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Antiscorbutique<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e9puratif, diur\u00e9tique (riche en mucilages)<\/li>\n\n\n\n<li>Hypocholest\u00e9rol\u00e9miant et hypotriglyc\u00e9rid\u00e9miant (omega 3)<\/li>\n\n\n\n<li>Att\u00e9nue l\u2019inflammation vasculaire (omega 3, polyph\u00e9nols)<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<div style=\"height:25px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Utilisations :<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pourpier est un aliment peu \u00e9nerg\u00e9tique, apportant peu de calories. Tr\u00e8s utilis\u00e9 dans le r\u00e9gime cr\u00e9tois, les jeunes tiges et feuilles de pourpier se consomment en salade, pur\u00e9es, potages, houmous, omelettes (\u2026) et leur go\u00fbt l\u00e9g\u00e8rement acidul\u00e9 donne une petite touche originale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Voici quelques propositions :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les feuilles et tiges se mangent&nbsp;<strong>crues en salade<\/strong>&nbsp;et sont souvent incorpor\u00e9es dans le mesclun. Elles ont un petit go\u00fbt acidul\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Salade-plat au pourpier :<\/h5>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-57-1024x768.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-304\" srcset=\"https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-57-1024x768.png 1024w, https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-57-300x225.png 300w, https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-57-768x576.png 768w, https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-57-1536x1152.png 1536w, https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-57.png 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour 4 personnes&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>1 poign\u00e9e de feuilles de pourpier<\/li>\n\n\n\n<li>1 poign\u00e9e de cresson, ou m\u00e2che<\/li>\n\n\n\n<li>1 poign\u00e9e roquette ou endives (amertume qui contrebalance acidit\u00e9 pourpier)<\/li>\n\n\n\n<li>80 g de feta<\/li>\n\n\n\n<li>1 pomme,1 petit concombre, une tomate<\/li>\n\n\n\n<li>5 \u00e0 6 Olives ou c\u00e2pres<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toping&nbsp;: 4 \u00e0 6 Noix de Grenoble ou noisettes, une poign\u00e9e de raisins (secs ou encore mieux frais)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour la d\u00e9coration et le plaisir du gout, vous pouvez compl\u00e9tez votre toping avec quelques fleurs de mauve sauvage et graines de pavot<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En pratique&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">M\u00e9langer le tout dans un saladier en commen\u00e7ant par les salades, puis en coupant finement les l\u00e9gumes, et ajouter la feta, les olives, et enfin le toping (noix, raisins, fleurs, graines de pavot)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sauce&nbsp;: estragon huile d olive, vinaigre, jus de citron, pesto d\u2019ortie, sel et poivre<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Accompagner de houmous (maison) et gressins\u2026<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Gaspacho de pourpier :<\/h5>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"350\" height=\"340\" src=\"https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-58.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-305\" srcset=\"https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-58.png 350w, https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-58-300x291.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pourpier \u00e9tant riche en mucilages, qui permet d\u2019\u00e9paissir et lier les soupes froides est tr\u00e8s appropri\u00e9 \u00e0 la confection d\u2019un gaspacho.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ingr\u00e9dients&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Une poign\u00e9e de feuilles de pourpier<\/li>\n\n\n\n<li>Un concombre<\/li>\n\n\n\n<li>Une dizaine de feuilles d\u2019aromates (menthe, estragon, basilic au choix selon go\u00fbt)<\/li>\n\n\n\n<li>Un jus de citron<\/li>\n\n\n\n<li>1 cuill\u00e8re \u00e0 soupe d\u2019huile d\u2019olive<\/li>\n\n\n\n<li>1 yaourt grec<\/li>\n\n\n\n<li>Ail (facultatif)<\/li>\n\n\n\n<li>Sel, poivre<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pr\u00e9paration&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c9pluchez le concombre, les couper en morceaux<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans un blender (mixer), mettre les ingr\u00e9dients et mixer<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Goutez, rectifiez le gout si n\u00e9cessaire<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mettre au r\u00e9frig\u00e9rateur 1 \u00e0 2h<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Servir dans des verrines<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vous pouvez faire un toping avec des noisettes mix\u00e9es<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est pr\u00eat&nbsp;!!!<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Condiment (torshi iranien) : <\/h5>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"480\" src=\"https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-59.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-306\" srcset=\"https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-59.png 640w, https:\/\/paradeisos.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/image-59-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En Iran, pays d\u2019origine de mon cher et tendre, il n\u2019est pas imaginable de servir un repas sans ce fameux \u00ab&nbsp;torshi&nbsp;\u00bb, qui est une sorte de pickle traditionnel. Pour tout vous avouer je ne suis pas tr\u00e8s amatrice de saveurs acidul\u00e9es, mais quand c\u2019est fait avec amour\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le torshi permet de conserver les l\u00e9gumes dans la dur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ingr\u00e9dients&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Une poign\u00e9e de tiges de pourpier<\/li>\n\n\n\n<li>Carotte coup\u00e9e en morceaux<\/li>\n\n\n\n<li>Cornichons frais, ail<\/li>\n\n\n\n<li>Vinaigre de cidre ou vinaigre balsamique<\/li>\n\n\n\n<li>Sel, poivre<\/li>\n\n\n\n<li>Aromates (basilic, estragon, romarin, menthe\u2026 selon vos gouts)<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans un pot en verre, ajoutez tous les ingr\u00e9dients, puis couvrez de vinaigre<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Laisser m\u00fbrir au moins 6 mois<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est pr\u00eat&nbsp;! vous pouvez l\u2019utiliser comme pickles\u2026<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">R\u00c9GALEZ-VOUS\u00a0!!<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:25px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie :<\/h6>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>\u00ab\u00a0les plantes m\u00e9dicinales en agrobiologie\u00a0\u00bb, Wicki Gerbranda, \u00e9ditions Pens\u00e9e sauvage\/Terradou, 1991<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>\u00ab\u00a0je cuisine les plantes sauvages\u00a0\u00bb, terre vivante, amandine Geers et olivier Degorce,2015<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>Grimoire des recettes de l\u2019apothiquaire\u00a0\u00bb, Rustica editions, Laurent terasson, 2014<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"http:\/\/www.wikiphyto.org\/wiki\/OHYPERLINK \u00ab\u00a0http:\/\/www.wikiphyto.org\/wiki\/Ortie\u00a0\u00bbrtie\">http:\/\/www.wikiphyto.org\/wiki\/OHYPERLINK \u00ab\u00a0http:\/\/www.wikiphyto.org\/wiki\/Ortie\u00a0\u00bbrtie<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><em>www.tela-botanica.org<\/em><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les chroniques \u00ab\u00a0Histoires de plantes\u00a0\u00bb, avec leur approche pluridisciplinaire croisant les contenus historiques, ethnobotaniques, horticoles, pratiques, culinaires et th\u00e9rapeutiques, sont le fruit de la collaboration de deux membres parad\u00e9siens\u00a0:\u00a0Catherine Chevallier\u00a0(docteure en Pharmacie, sp\u00e9cialis\u00e9e en herboristerie et phytoth\u00e9rapie), et\u00a0Sylvain Hilaire\u00a0(Docteur en Histoire, sp\u00e9cialis\u00e9 en histoire culturelle et environnementale, ainsi qu\u2019en \u00e9tude des jardins et des paysages [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":298,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-297","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire-des-plantes"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paradeisos.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/297","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paradeisos.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/paradeisos.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/paradeisos.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/paradeisos.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=297"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/paradeisos.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/297\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":310,"href":"https:\/\/paradeisos.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/297\/revisions\/310"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/paradeisos.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/298"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paradeisos.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=297"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/paradeisos.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=297"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/paradeisos.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=297"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}